Les histoires méconnues de l'enfance et les biographies des stars du football

Infantino Confirmé Candidat à la Réélection FIFA en 2027 Malgré l’Opposition de l’UEFA et de la FA Anglaise
Résumé
La FIFA confirme le 6 septembre 2026 que Gianni Infantino briguera un 4e mandat en 2027 malgré l'opposition de l'UEFA, CONCACAF et la FA anglaise après le fiasco FFE.
Sommaire
- 1 Le Projet FIFA Forward Enterprise : La Genèse d’une Crise
- 2 L’UEFA Menace de Boycott : Une Escalade Sans Précédent
- 3 Arsène Wenger et la FIFA Se Retournent Contre FFE
- 4 La Football Association Anglaise Retire Son Soutien
- 5 Le Profil d’Infantino : Quatre Mandats au Sommet du Football Mondial
- 6 Chronologie de la Crise FIFA Forward Enterprise
- 7 Qui Pourrait Défier Infantino en 2027 ?
- 8 Les Enjeux pour le Football Mondial
- 9 Ce Qu’il Faut Surveiller d’Ici Mars 2027
- 10 Sources
La FIFA a officiellement confirmé le 6 septembre 2026 que son président Gianni Infantino briguera un quatrième mandat à la tête de l’instance mondiale du football lors des élections prévues en mars 2027, malgré une opposition institutionnelle sans précédent de la part de l’UEFA, de la CONCACAF et de plusieurs fédérations nationales majeures, dont la Football Association anglaise, à la suite du fiasco du projet FIFA Forward Enterprise.
« Le président de la FIFA a annoncé en avril qu’il se présenterait à la réélection en 2027. Bien entendu, rien n’a changé. M. Infantino se présentera à la réélection », a déclaré un porte-parole de la FIFA à Sahara Reporters le 6 septembre 2026. Cette confirmation intervient deux mois après l’effondrement du plan controversé qui visait à vendre des parts de la Coupe du Monde à des investisseurs privés, un projet qui a provoqué une crise institutionnelle sans précédent dans l’histoire récente du football mondial.
Le Projet FIFA Forward Enterprise : La Genèse d’une Crise
La saga qui a fragilisé la présidence d’Infantino a débuté le 30 avril 2026, lors du Congrès FIFA à Vancouver. Ce jour-là, le président suisse avait simultanément annoncé sa candidature à un quatrième mandat et présenté le projet FIFA Forward Enterprise (FFE), un mécanisme ambitieux visant à permettre à des investisseurs privés d’acquérir une participation minoritaire dans les opérations commerciales de la FIFA, notamment les revenus liés à la Coupe du Monde.
Selon les documents divulgués à l’époque et repris par le Los Angeles Times, le plan prévoyait la cession d’une participation de 20 % dans les bénéfices de la Coupe du Monde à des fonds de capital-investissement, en échange de paiements de 20 millions de dollars aux fédérations membres qui apporteraient leur soutien. Cette structure financière a immédiatement suscité l’indignation d’une grande partie de la communauté footballistique mondiale.
L’UEFA Menace de Boycott : Une Escalade Sans Précédent
La réaction la plus virulente est venue d’Europe. L’UEFA a convoqué une réunion extraordinaire de ses 55 associations membres et a voté à l’unanimité pour boycotter toutes les compétitions FIFA si le projet FFE allait à son terme. Dans un communiqué historique, l’UEFA a affirmé : « Aucun d’entre nous n’est propriétaire du football. Le football n’appartient pas à la FIFA pour être vendu. »
Cette position ferme a été rapidement rejointe par la CONCACAF, qui a rejeté publiquement le projet et, selon The Athletic, a publié une déclaration visant directement Infantino après le retrait du projet. La Confédération asiatique de football (AFC) a également exprimé sa solidarité avec l’UEFA et la CONCACAF, faisant part de « graves préoccupations » quant à la direction prise par l’instance mondiale. Au total, selon les calculs de Sky News repris par karlobag.eu, au moins 90 des 211 associations membres de la FIFA avaient exprimé leur opposition au projet FFE à son point culminant.
Arsène Wenger et la FIFA Se Retournent Contre FFE
La pression est devenue insupportable lorsque même des proches d’Infantino au sein de la structure FIFA ont pris leurs distances avec le projet. Arsène Wenger, chef du développement mondial du football à la FIFA, a déclaré que l’abandon du plan était « absolument nécessaire et au-delà de toute question ». Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, ainsi que le prince Ali, président de la Fédération de football de Jordanie, ont également clairement indiqué leur opposition au FFE.
Face à cette avalanche d’oppositions internes et externes, Gianni Infantino a finalement annoncé le 31 juillet 2026 l’abandon définitif du projet. Dans une déclaration publiée par la FIFA, il a admis que le projet avait « créé des divisions » qui n’étaient « plus dans l’intérêt » de son objectif initial. « La FIFA a pour vocation d’unir et d’améliorer », a-t-il ajouté, dans une formulation largement perçue comme un aveu d’échec politique.
Infantino s’est ensuite rendu au Maroc pour une réunion avec les hauts responsables de la FIFA. À l’issue de cette rencontre, le 5 août 2026, la BBC a rapporté qu’il « s’était excusé pour les erreurs commises » dans le cadre du projet controversé, tout en maintenant sa position à la tête de l’organisation grâce au soutien de cadres dirigeants de la FIFA présents à cette réunion.
La Football Association Anglaise Retire Son Soutien
L’un des développements les plus symboliques de cette crise est intervenu début août 2026, lorsque The Athletic a révélé que la Football Association (FA) anglaise s’apprêtait à écrire officiellement à Gianni Infantino pour retirer son soutien à sa candidature à la réélection. Cette décision de l’une des fédérations les plus influentes et les plus historiques du football mondial a constitué un signal fort sur l’état de l’opinion internationale vis-à-vis du président suisse.
D’autres fédérations nationales ont suivi une trajectoire similaire. Selon les rapports disponibles, la Serbie, la Suède et le Pays de Galles comptent parmi les pays ayant retiré leur soutien à Infantino. Ces retraits successifs illustrent à quel point la tentative de monétisation du patrimoine mondial du football a laissé des traces profondes dans les relations entre la FIFA et ses membres.
Le Profil d’Infantino : Quatre Mandats au Sommet du Football Mondial
Gianni Infantino, né le 23 mars 1970 à Brig, en Suisse, a été élu à la tête de la FIFA pour la première fois en février 2016, succédant à Sepp Blatter en pleine tourmente du scandale de corruption qui avait ébranlé l’institution. Avocat de formation, il avait auparavant été secrétaire général de l’UEFA de 2009 à 2016, période durant laquelle il avait notamment supervisé le développement de la Ligue Europa et l’expansion de la Ligue des Champions.
Son premier mandat s’est distingué par l’expansion de la Coupe du Monde à 48 équipes, une réforme adoptée en 2017 et mise en œuvre pour la première fois lors du Mondial 2026, co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Réélu en 2019 et en 2023 sans opposition, Infantino a su consolider son emprise sur l’organisation, notamment en obtenant d’importants droits télévisés et en développant de nouvelles compétitions comme la Coupe du Monde des clubs.
Sous sa présidence, les revenus de la FIFA ont connu une croissance spectaculaire. Le cycle Coupe du Monde 2023-2026 a généré des revenus record pour l’institution, dépassant les projections initiales grâce aux droits médias et aux partenariats commerciaux. Ces succès financiers ont longtemps constitué le principal argument de défense d’Infantino face à ses détracteurs — jusqu’à l’affaire FFE.
Chronologie de la Crise FIFA Forward Enterprise
| Date | Événement |
|---|---|
| 6 septembre 2026 | La FIFA confirme officiellement la candidature d’Infantino à un 4e mandat en 2027 |
| 5 août 2026 | Infantino s’excuse pour ses « erreurs » et reste président après réunion au Maroc |
| 3 août 2026 | La FA anglaise annonce son retrait de soutien à la candidature d’Infantino |
| 4 août 2026 | L’AFC exprime de « graves préoccupations », rejoignant l’UEFA et la CONCACAF |
| 31 juillet 2026 | Infantino abandonne officiellement le projet FFE face à l’opposition généralisée |
| 30 juillet 2026 | L’UEFA vote l’unanimité pour boycotter toutes les compétitions FIFA si FFE maintenait |
| 30 avril 2026 | Congrès FIFA à Vancouver : présentation du projet FFE et annonce de candidature 2027 |
Qui Pourrait Défier Infantino en 2027 ?
Malgré la confirmation d’Infantino, la question d’un challenger crédible reste ouverte. Les élections FIFA de mars 2027 se dérouleront dans un contexte politique inédit, où l’hégémonie du président sortant est remise en question par des blocs continentaux représentant une majorité des votes. L’UEFA — avec ses 55 fédérations — et la CONCACAF — qui représente 41 associations — forment ensemble un bloc potentiel de 96 voix, soit près de la moitié des 211 membres votants de la FIFA.
Toutefois, la réalité géopolitique du football mondial est plus complexe. Les confédérations africaine (CAF, 54 membres), sud-américaine (CONMEBOL, 10 membres) et océanienne (OFC, 11 membres) peuvent potentiellement pencher dans un sens ou dans l’autre. Infantino a longtemps cultivé des relations stratégiques sur le continent africain et dans les régions moins représentées, ce qui pourrait lui permettre de reconstituer une majorité malgré les défections européennes et nord-américaines.
Selon The Guardian, la configuration exacte des soutiens continentaux reste incertaine à ce stade, plusieurs fédérations attendant de voir si un candidat alternatif crédible émergera avant de prendre position définitivement.
Sur le fond politique du football français, ce dossier FIFA résonne également dans le contexte de la gouvernance des clubs français engagés en Ligue 1. Le PSG, dirigé par Luis Enrique prolongé jusqu’en 2030, suit de près les développements à la tête de la FIFA, les règlements sur le fair-play financier et les droits TV internationaux dépendant directement des orientations prises par l’instance mondiale.

Les Enjeux pour le Football Mondial
La crise autour de la présidence d’Infantino soulève des questions fondamentales sur la gouvernance du football mondial à l’approche d’une décennie cruciale. La Coupe du Monde 2030 — qui célébrera le centenaire de la compétition et se tiendra en Espagne, au Portugal, au Maroc, avec des matchs symboliques en Uruguay et en Argentine — ainsi que le Mondial 2034, attribué à l’Arabie Saoudite, représentent des enjeux financiers et diplomatiques colossaux pour la FIFA.
La tentative du projet FFE a mis en lumière les tensions croissantes entre le modèle traditionnel de gouvernance sportive — fondé sur la solidarité et la distribution équitable des revenus — et les pressions du capitalisme sportif moderne, qui cherche à maximiser la valorisation des grandes compétitions mondiales. Le rejet unanime du projet par des confédérations représentant des centaines de millions de fans suggère que cette tension n’est pas prête de se résoudre facilement.
Pour les clubs et les joueurs, l’incertitude à la tête de la FIFA a des conséquences concrètes : les négociations sur le calendrier international, le statut et le rémunération des joueurs lors des trêves internationales, et les règlements concernant les transferts internationaux sont tous liés à la stabilité de l’institution. Dans ce contexte, les transferts records de l’été 2026 — avec des dépenses mondiales atteignant des sommets historiques selon la FIFA — illustrent la vitalité commerciale du football, mais aussi la nécessité d’une gouvernance solide pour encadrer ce marché.
Le transfert très suivi de Lamine Camara de Monaco vers Chelsea pour environ 45 millions d’euros illustre parfaitement comment l’instabilité au sommet de la FIFA peut affecter les transferts et les droits des joueurs internationaux, notamment africains.
Ce Qu’il Faut Surveiller d’Ici Mars 2027
Les prochaines semaines et les prochains mois seront décisifs pour déterminer si Infantino parviendra à reconsolider une base de soutien suffisante pour se maintenir à la tête de la FIFA. Plusieurs développements clés sont à surveiller :
- L’émergence d’un candidat alternatif : Aucun prétendant crédible n’a encore officiellement déclaré sa candidature. L’UEFA et la CONCACAF chercheront probablement à coordonner leur soutien sur un nom unique avant la clôture des candidatures.
- La position de la CAF : La Confédération africaine de football, avec ses 54 voix, représente le pivôt des élections. Son choix final sera déterminant pour Infantino, qui a investi massivement dans le développement du football africain.
- Les suites diplomatiques : La relation entre la FIFA et l’UEFA — qui supervise les compétitions les plus lucratives du monde comme la Ligue des Champions — devra être reconstituée quelle que soit l’issue des élections, sous peine de fracture durable du football mondial.
- Nouvelles révélations : L’affaire FFE a mis en évidence des pratiques de lobbying et de financement interne à la FIFA qui font l’objet d’une attention journalistique accrue. D’éventuelles nouvelles révélations pourraient encore fragiliser la candidature d’Infantino.
- Les réunions des confédérations à l’automne 2026 : Plusieurs congrès continentaux sont programmés dans les mois à venir, qui pourraient cristalliser les positions et, le cas échéant, produire une candidature alternative.
L’élection du président de la FIFA en mars 2027 s’annonce comme l’un des scrutins les plus ouverts et les plus politiquement chargés de l’histoire de l’institution. La confirmation de la candidature d’Infantino ce 6 septembre 2026, loin de clore le débat, ne fait que marquer le début d’une campagne qui s’annonce âpre, dans un football mondial profondément divisé sur la question fondamentale de savoir à qui appartient le jeu et comment ses richesses doivent être distribuées.
Pour des informations complémentaires sur cette histoire, consultez le rapport complet de The Athletic du 6 septembre 2026.
Sources
- Sahara Reporters — saharareporters.com
- le Los Angeles Times — latimes.com
- rapport complet de The Athletic du 6 septembre 2026 — nytimes.com
- FIFA President Gianni Infantino tells 76th FIFA Congress … — inside.fifa.com
- Gianni Infantino to run for FIFA re-election with broad support from … — nytimes.com
Photo: Bryan Berlin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons



