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Pierre-Emerick Aubameyang quitte la sélection du Gabon : « Humilié et sali » après la CAN 2025
Résumé
Pierre-Emerick Aubameyang annonce son retrait de la sélection du Gabon le 2 septembre 2026, dénonçant avoir été humilié après la CAN 2025 au Maroc.
Sommaire
- 1 Une décision fracassante annoncée ce 2 septembre 2026
- 2 Le contexte explosif : l’effondrement du Gabon à la CAN 2025
- 3 Un record de 86 sélections et 40 buts : le bilan d’un géant du football africain
- 4 Une carrière en club toujours active, entre Marseille et d’autres horizons
- 5 Les réactions dans le monde du football : entre soutien et incompréhension
- 6 La gouvernance gabonaise du football en question
- 7 L’héritage d’Aubameyang avec le Gabon : une page qui se tourne
- 8 Ce qui se passe maintenant : quel avenir pour le Gabon et pour Aubameyang ?
- 9 Un été de remous dans le football africain et français
- 10 Sources
Pierre-Emerick Aubameyang, 37 ans, capitaine historique des Panthères du Gabon, a annoncé le 2 septembre 2026 qu’il se retirait définitivement de la sélection nationale gabonaise, dénonçant avoir été « humilié et sali » à la suite de l’élimination désastreuse du Gabon lors de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. L’ancien attaquant d’Arsenal et de l’Olympique de Marseille, auteur de 40 buts en 86 sélections, met ainsi fin à une carrière internationale de plus de quinze ans marquée par des hauts et des bas douloureux.
Une décision fracassante annoncée ce 2 septembre 2026
Selon les informations diffusées par l’Agence France-Presse le 2 septembre 2026 à 14h30, et relayées immédiatement par Al Jazeera et L’Équipe, Aubameyang a pris la parole publiquement pour signifier qu’il ne porterait plus le maillot des Panthères. « Je préfère m’arrêter ici. J’ai été humilié, mon image a été ternie malgré le fait que j’aie disputé la CAN blessé », a-t-il déclaré selon les sources de l’AFP. Cette annonce met fin à des semaines de spéculations sur son avenir international, après une série d’événements qui ont profondément meurtri l’attaquant.
La décision n’a pas été prise à la légère. Depuis la CAN 2025 organisée au Maroc, Aubameyang avait successivement été exclu de la sélection, réintégré, puis de nouveau écarté — une valse-hésitation humiliante pour un joueur qui incarne à lui seul le football gabonais depuis plus d’une décennie. « Il a été désigné parmi les responsables de l’élimination dès la phase de groupes, puis mis à l’écart, avant d’être rappelé », rapportait le site spécialisé Maxifoot le 2 septembre 2026.
Le contexte explosif : l’effondrement du Gabon à la CAN 2025
Pour comprendre la profondeur de la blessure d’Aubameyang, il faut revenir sur la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée au Maroc. Le Gabon, malgré la présence de son meilleur buteur historique dans l’effectif, a été éliminé dès la phase de groupes — une déception de taille pour un pays qui nourrissait de grandes ambitions continentales. La contre-performance a provoqué une véritable tempête institutionnelle.
Selon ESPN Global, le gouvernement gabonais a réagi avec une sévérité inhabituelle : suspension de l’intégralité du groupe national, éviction du sélectionneur Thierry Mouyouma et de son staff, et exclusion ciblée d’Aubameyang. Cette décision gouvernementale, rarissime dans le football africain, a placé le capitaine au cœur d’une polémique publique qui l’a visiblement profondément affecté. Jouer blessé lors d’une compétition continentale pour défendre les couleurs nationales, se retrouver ensuite montré du doigt comme bouc émissaire : la pilule était impossible à avaler pour l’attaquant.
Le paradoxe est cruel. Aubameyang avait accepté de jouer malgré une blessure pour ne pas abandonner sa sélection. Cette abnégation patriotique s’est retournée contre lui, sa performance diminuée ayant été utilisée comme argument à charge dans les débats post-compétition. « J’ai joué la CAN blessé », a-t-il rappelé dans ses déclarations du 2 septembre, soulignant l’injustice de la situation selon lui.
Un record de 86 sélections et 40 buts : le bilan d’un géant du football africain
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 86 apparitions sous le maillot des Panthères, Pierre-Emerick Aubameyang a inscrit 40 buts, faisant de lui de loin le meilleur buteur de l’histoire du football gabonais. Ces statistiques, confirmées par le site Maxifoot le 2 septembre 2026, témoignent d’une carrière internationale remarquable dans un contexte souvent difficile — le Gabon n’étant pas une nation traditionnellement huppée sur la scène continentale africaine.
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Sélections internationales | 86 matchs |
| Buts internationaux | 40 buts |
| Âge au moment du retrait | 37 ans |
| Compétition de référence | CAN 2025, Maroc |
| Date d’annonce du retrait | 2 septembre 2026 |
Au-delà des statistiques, Aubameyang a porté pendant des années le poids d’une sélection qui ne pouvait guère prétendre aux derniers carrés des grandes compétitions sans lui. Sa longévité internationale — plus de quinze ans au plus haut niveau — illustre une dévotion à son pays qui rend d’autant plus amère la façon dont ce chapitre s’est conclu.
Une carrière en club toujours active, entre Marseille et d’autres horizons
Si la page internationale se tourne, Pierre-Emerick Aubameyang continue de jouer en club. Né le 18 juin 1989 à Laval, en France, d’un père gabonais et d’une mère de confession chrétienne originaire d’un village proche de Libreville, l’attaquant a construit une carrière européenne exceptionnelle. Formé à l’AC Milan puis passé par Monaco, Saint-Étienne, et une progression fulgurante, il a explosé sur la scène mondiale à Dortmund (2013-2018), remportant le titre de meilleur buteur de Bundesliga à trois reprises (2015, 2016, 2017) et soulevant la Coupe DFB en 2017.
Son passage à Arsenal (2018-2022) l’a consacré comme l’un des attaquants les plus redoutables de Premier League — 92 buts en 163 matchs toutes compétitions confondues, deux FA Cup (2020), et un titre de meilleur buteur du championnat anglais en 2019. Après un passage controversé au FC Barcelone puis une expérience en Saudi Pro League, il a rejoint l’Olympique de Marseille où il a retrouvé le goût du football européen. Son retrait de la sélection ne semble donc pas annoncer une fin de carrière imminente en club, mais bien la clôture d’un chapitre douloureux avec le Gabon.

Les réactions dans le monde du football : entre soutien et incompréhension
L’annonce d’Aubameyang a immédiatement suscité de nombreuses réactions dans le monde du football, notamment en Afrique et en France, où l’attaquant est bien connu du grand public. Si le joueur lui-même n’a pas encore accordé d’interview longue format, ses mots — « humilié et sali » — ont résonné fortement sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée.
Dans les cercles footballistiques gabonais, la situation est délicate. D’un côté, certains supporters comprennent la frustration d’un joueur qui a tout donné pour son pays et se retrouve transformé en bouc émissaire. De l’autre, certaines voix estiment que les résultats catastrophiques à la CAN 2025 justifiaient un renouveau total, y compris dans le leadership de l’équipe. Le débat est vif au Gabon, où Aubameyang est à la fois une icône et, depuis quelques mois, un sujet de controversy.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les joueurs africains et leurs fédérations respectives. La question de la gestion institutionnelle du football continental — les suspensions arbitraires, les décisions gouvernementales d’ingérence dans les affaires sportives — continue de poser problème. Le cas gabonais n’est malheureusement pas isolé dans l’histoire récente du football africain.
La gouvernance gabonaise du football en question
L’épisode met en lumière un problème structurel profond : l’ingérence du gouvernement gabonais dans les affaires de la sélection nationale. Selon ESPN Global, après la CAN 2025, c’est bien le gouvernement — et non la fédération — qui a pris la décision de suspendre l’équipe nationale et d’évincer le staff technique. Ce type d’intervention directe de l’État dans le sport est contraire aux statuts de la FIFA, qui interdit aux gouvernements de s’ingérer dans les fédérations de football sous peine de suspension.
Il est possible que la FIFA surveille de près la situation au Gabon, même si, à ce stade, aucune sanction formelle n’a été annoncée publiquement. La suspension d’Aubameyang par les autorités gouvernementales, suivie de sa réintégration sous pression, puis de son exclusion à nouveau, illustre un cycle dysfonctionnel qui a finalement conduit le capitaine à prendre la décision de mettre fin lui-même à son histoire internationale.
Cette situation rappelle d’autres cas en Afrique où des joueurs de haut niveau ont subi des pressions institutionnelles disproportionnées. Le football africain, en plein développement, peine encore à séparer les logiques politiques des enjeux sportifs purs — une réalité que vivent de nombreux joueurs qui évoluent en Europe mais représentent des nations encore fragilisées par une gouvernance parfois opaque.
L’héritage d’Aubameyang avec le Gabon : une page qui se tourne
Quelle que soit la nature des tensions qui ont précédé ce retrait, le bilan d’Aubameyang avec le Gabon reste impressionnant. Il a été de toutes les campagnes qualificatives, a participé à plusieurs éditions de la CAN, et a souvent été le seul joueur de classe mondiale dans un effectif limité. Sans lui, le Gabon ne serait jamais parvenu à se qualifier aussi régulièrement pour la phase finale de la compétition africaine.
Son retrait pose désormais une question immédiate pour la Fédération gabonaise de football : qui pour prendre la relève ? La prochaine génération de talents gabonais devra construire son identité sans la sécurité du filet tendu par Aubameyang pendant quinze ans. Une transition qui s’annonce délicate, d’autant que le Gabon devra bientôt se qualifier pour les prochaines compétitions continentales sans son buteur historique.
Pour les fans français d’Aubameyang, qui ont suivi sa carrière de près lors de ses passages à Saint-Étienne et à l’OM notamment, cette annonce sonne comme la fin d’un chapitre. L’attaquant a toujours été une figure populaire en Ligue 1 — son sens du but, sa vitesse et son sens du spectacle ayant marqué les supporters des clubs où il a évolué. Son retrait de la sélection, bien qu’il ne concerne pas directement le championnat français, est ressenti comme une nouvelle significative par toute la communauté footballistique francophone.
Ce qui se passe maintenant : quel avenir pour le Gabon et pour Aubameyang ?
À 37 ans, Pierre-Emerick Aubameyang n’a vraisemblablement plus que quelques saisons à haut niveau devant lui en club. Son retrait de la sélection lui permettra de concentrer toute son énergie sur ses performances en championnat, réduisant ainsi la fatigue des voyages internationaux et les absences liées aux trêves internationales. Pour un joueur de son âge, ce calcul est parfaitement rationnel — et l’annonce du 2 septembre 2026 pourrait en ce sens lui permettre de prolonger sa carrière en club dans de meilleures conditions physiques.
Du côté de la sélection gabonaise, la Fédération devra désormais reconstruire son projet autour d’une nouvelle génération. Plusieurs jeunes joueurs évoluant dans des championnats européens portent l’espoir du renouveau, mais aucun ne possède encore le rayonnement international et la qualité intrinsèque d’Aubameyang. Les prochaines qualifications pour la CAN serviront de véritable test pour mesurer l’état réel du football gabonais post-Aubameyang.
Il reste également à savoir si le Gabon tentera — ou non — une démarche de réconciliation auprès du joueur. Dans le football africain, ce type de retrait n’est pas toujours définitif : des joueurs ont parfois été rappelés après des brouilles avec leur fédération, surtout lorsque la situation de l’équipe nationale se dégradait fortement. Mais les mots d’Aubameyang — « je préfère m’arrêter ici » — semblent indiquer une décision mûrement réfléchie, et non un coup de colère passager.
Dans l’état actuel des choses, la carrière internationale d’Aubameyang se termine sur une note amère, loin du triomphe qu’un joueur de sa dimension méritait. Le football africain perd l’une de ses plus grandes figures, et le Gabon perd bien plus qu’un simple buteur : il perd l’incarnation d’une ambition nationale pendant plus de quinze ans. Pour suivre l’actualité du mercato français en lien avec des joueurs africains évoluant en Ligue 1, consultez notre article sur le départ d’Hicham Boudaoui de Nice vers Al-Ittihad.
Un été de remous dans le football africain et français
L’annonce d’Aubameyang intervient dans un contexte d’effervescence générale dans le football mondial, notamment en France. La Ligue 1 a vécu un mercato estival historique en 2026, avec une balance commerciale positive record de 730 millions d’euros pour l’ensemble des clubs français, selon les données publiées par L’Équipe. Les clubs de l’élite française ont vendu massivement pour renflouer leurs caisses tout en réalisant des recrutements ciblés.
Dans ce contexte de circulation intense des joueurs, le retrait d’Aubameyang de la sélection gabonaise rappelle que derrière chaque transfert et chaque statistique se trouvent des êtres humains avec leurs propres blessures et leurs propres limites. La victoire sportive ne s’accompagne pas toujours de la reconnaissance méritée, et l’histoire du capitaine gabonais est un miroir douloureux tendu à toute une organisation sportive.
Pour le football francophone et les amateurs de football africain en France, ce 2 septembre 2026 restera la date à laquelle l’un des attaquants africains les plus talentueux de sa génération a dit stop — non pas parce qu’il n’avait plus rien à donner, mais parce qu’il estimait qu’on lui en avait trop pris.
Sources
- Al Jazeera — aljazeera.com
- L’Équipe — lequipe.fr
- Gabon : Aubameyang quitte la CAN et est à disposition de l’OM — sports.orange.fr
- Gabon : Mouyouma s’explique pour le départ d’Aubameyang — sports.orange.fr
- Football. Pierre-Emerick Aubameyang annonce son retrait de l’équipe nationale du Gabon — ouest-france.fr
Photo: Chensiyuan, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons



